Erwan – Chant

La voix de Mind Out, par conséquent une bonne partie de sa vitrine, est assurée par Yves. Né en 1986, ce grand bonhomme originaire de Cernier, en Suisse, et aux racines autrichiennes a découvert le rock dans sa prime adolescence, alors que l’âge du rock lui-même était depuis longtemps passé. Qu’à cela ne tienne, il fonde son premier groupe au début des années 2000 avec ses potes au poste de claviériste. Destin pas évident pour ce jeune musicien qui avait commencé par jouer de la trompette dans la fanfare locale.DSC_0684(bis)

« Enfant, je rêvais de jouer d’un instrument de musique, et la trompette, pour des raisons inconnues, m’attirait. J’ai alors pris des cours de musique au conservatoire, et approfondis davantage mes connaissances du monde de la musique. »

Ce n’est que plus tard qu’Yves s’est mis au chant, par envie et aussi – un peu – par obligation. « Dans un groupe, si le chant était bon, le reste était bon aussi, de mon point de vue », explique-t-il. « C’est donc par une certaine logique musicale que j’ai glissé d’un instrument à vent, à un autre instrument qui nécessite lui-aussi du souffle : le chant ». On se réjouit déjà de la traduction anglaise de cette phrase.

Ce cumul d’instruments dans ses formations rock n’est en vérité qu’un pâle résumé du personnage. En effet, polyglotte (il parle allemand, français, espagnol, catalangue, anglais et japonais, ou presque), prof de théâtre, ou encore aïkidoka émérite, ce grand consommateur de sushis et de boissons vitaminées ne s’arrête jamais. Essayez de fixer un rendez-vous avec lui, pour voir s’il arrive à vous caser entre ses innombrables répètes et cours de toutes sortes (autant ceux qu’il donne que ceux qu’il reçoit…).

Aussi fan de science-fiction qu’il soit, le bonhomme garde pourtant les pieds sur terre. « Vivre de la musique ? C’était mon rêve pendant un temps. Mais je pense que cette question va conserver son statut de « rêve ». Évidemment que j’aimerais pouvoir vivre de la musique! Mais dans quelles conditions ? Toujours loin de chez soi ? Pauvre ? xD Ce n’est pas réellement un destin envisageable ! Mais j’aimerais pouvoir en faire le plus possible, ça oui ! Et peut-être qu’un jour, la possibilité se présentera? En attendant, je tiens à faire de la musique pour pouvoir donner et en retirer du plaisir, pas pour me contraindre! »

Plaisir, hyperactivité, vous aurez saisi l’essentiel du caractère de notre homme, encore qu’il soit plus complexe que cela, n’en doutez pas. Mais au fait, que pense-t-il, lui, de son propre groupe ?

« Eh bien notre monde manque un peu de fraîcheur. Les gens sont souvent ternes et peu motivés. Avec Mind Out, il s’agit de rafraîchir de par le dynamisme et de tirer en avant par la motivation! Nous tentons d’écrire de la musique puissante et entraînante, tout en gardant le principe des musiciens derrière leurs instruments plutôt que derrière un ordinateur ! Si nous arrivons à donner le sourire à quelques personnes, notre but est atteint! »

Fuck yeah !


Dario – Lead Guitar

Dario, c’est quoi ? Tout d’abord, c’est qui ? Dario, en fait, c’est ce guitariste talentueux et varié qui fait partie des membres fondateurs du groupe. Talentueux, certes, mais sans trop non plus se prendre au sérieux. Le coco prétend avoir voulu faire de la musique « Pour devenir riche et célèbre et pouvoir acheter tous les nains de jardiDSC_0688(bis)n que j’veux et ensuite les envoyer par express à Leo pour son jardin japonais au Japon ! ». Y’a pas de sot objectif, et celui-ci nous paraît tout à fait raisonnable.
Ou alors il fait une fixation sur les nains de jardin, puisque pour lui, y’a rien de mieux que Mind Out ! « comme zik d’accompagnement pour faire un BBQ entre potes avec des nains de jardin japonais ». Cela ne s’invente pas ! (Y’a vraiment un truc avec les nains de jardin japonais, vous trouvez pas ?)

Mais assez déconné, Dario c’est le lead guitarist, celui qui balance des solos de ouf, mais qui perd tous ses moyens dès qu’il entend trois notes jouées par Brian May ou qu’il aperçoit Dee Snider, « parce qu’on sait toujours pas si c’est un homme ou une femme ». Ma foi, on peut comprendre, c’est perturbant.

A côté de sa grande classe, de son vocabulaire fleuri et de sa technicité guitaristique hors du commun, Dario est aussi d’une grande zénitude (comme les nains japonais). Quoique… quand on lui demande ce qui l’énerve le plus au monde, il répond : « Les gens qui me posent cette question parce qu’ils savent que cette question m’énerve et que ça m’énerve encore plus quand je dois expliquer pourquoi ça m’énerve ».

Keep calm and play the guitare !


Arthur – Basse

Depuis fin 2016, Arthur assure la basse au sein de Mind Out en remplacement du bassiste « historique » de Mind Out, Micka, qui a décidé de consacrer tout son temps à l’éducation de son fils fraîchement né (on lui souhaite bon vent !).

Historique à venir.

 

 

 

 

 

 


Jay – Drums

Jay est un jeune homme de vingt-sept ans qui a parfaitement surmonté son complexe d’Œdipe. Enfin… quand nous disons vingt-trois ans, nous parlons de la semaine. Car en week-end, il affirme se convaincre «d’avoir septante-deux ans pour justifier la flemmardise-canapé et la critique d’un peu tout ce qui peut se critiquer. On n’est jamais trop jeune. Ni trop vieux d’ailleurs. Alors si quelqu’un lit cette interview dans dix ans, j’aurai toujours vingt-trois ans. Y’a pas de raison ».

DSC_0699(bis)Mais revenons à nos moutons. Jay est un jeune homme d’un certain âge (et mauvais en maths, avec ça) ayant surmonté son Œdipe. En effet, lorsqu’il parle de son entrée dans le monde de la musique, il rend grâce plénière à son père, lui-même guitariste passionné de blues-rock et de jazz, qui lui a fabriqué sa première batterie en carton alors qu’il avait 5 ans et l’a influencé musicalement pour toute la vie.

Par la force de son entourage et de ses affinités, notre batteur en herbe a découvert le vaste panorama du rock et s’en est allé à l’école des Beatles, des Kinks, de Clapton, de BB King et autres. L’intégration à l’union instrumentale de son village s’est ainsi faite naturellement et lui aura permis d’acquérir toutes les bases nécessaires pour taper sur des fûts. En rythme. Là, je peux vous assurer que les personnes dotées de ces capacités ne courent pas les rues. Et allez essayer de le faire sortir du beat ! Y en a qui ont essayés… Cela dit, c’est vous qui voyez.

Vers douze ans, il a formé son premier groupe et «de fil en aiguille, tu te retrouves à faire masse musique sans l’avoir jamais prémédité ». Jay dixit.

Évidemment, à l’image de Rome qui ne s’est pas faite en un jour, une vie ça se construit… « Ça paraît pas, comme ça, mais je viens de vous raconter l’essentiel de mon adolescence (en retirant les beuveries) ».

Pour l’heure, l’homme se prétend sans objectifs, probablement pour éviter de trop se figer sur l’un d’entre eux. Mais ne voyez pas là un manque d’investissement dans la vie ! Tour à tour directeur tambour, organisateur d’un festival de musique et d’autres événements, journaliste, secrétaire ou encore écrivain, Jay est multitâche et entend bien le rester.

Quand on lui demande comment il fait, il répond par ces quelques idées très horatiennes : « Ne pas oublier de vivre, c’est un but en soi. Profiter de ce qu’on a, ça ne suffit pas. Il faut être capable de s’améliorer, d’améliorer ses conditions de vie, et brique par brique on se construit de nouveaux petits buts. Je jugerai plus tard de ce que j’ai accompli de grand dans ma vie. Si ça se trouve, le plus gros truc, ç’aura été de faire l’effort de bouffer des insectes grillés. » Carpe Diem !

D’après lui, même si Mind Out ! ne jouait jamais devant dix mille personnes, le but pourrait être atteint. « Mind Out! c’est un peu la conjugaison de plein de trucs et de gens sympas. Les inspirations sont diverses, tout en essayant de faire quelque chose de nouveau. Et tout cela dans la joie et la bonne humeur. C’est ça, le facteur X ».

One heck of a guy !


Anciens membres